Groupe d'étude et de protection des oiseaux en Guyane

Amélioration des connaissances sur les espèces et les milieux forestiers

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Milieu forestier
Suivi d’un Aigle orné

Relâcher et suivi d’un Aigle orné      

Le 2 février 2026, un Aigle orné (Spizaetus ornatus) a été relâché dans la zone de loisirs du Centre spatial guyanais (CSG), après plusieurs mois de soins et de rééducation. Un moment fort pour la protection de la biodiversité guyanaise, marqué par une première scientifique pour cette espèce rare et menacée.

Retrouvé blessé sur le site du CSG en octobre 2025 par la Brigade des sapeurs-pompiers de Paris, l’Aigle orné a rapidement été pris en charge grâce au dispositif de protection de la faune sauvage en place au CSG. Formés aux risques animaliers en partenariat avec le Zoo de Guyane, les sapeurs-pompiers ont fait appel au centre de soins KA’ACIQUE, dans le cadre de la convention CNES/Zoo de Guyane/centre de soins.

Le rapace a ensuite été accueilli par le centre KA’ACIQUE de Macouria, où il a bénéficié de plusieurs semaines de soins et de rééducation au vol. Apte à retrouver son milieu naturel, l’Aigle orné a été relâché le 2 février dernier à proximité du lieu de sa découverte.

 

Espèce forestière peu commune, rare sur le littoral guyanais et classée « quasi menacée » sur la liste rouge mondiale, l’Aigle orné reste encore mal connu. À l’occasion de ce relâcher exceptionnel, le GEPOG a équipé l’oiseau d’une balise solaire ARGOS/GPS.

Ce dispositif, financé par le CNES, permettra de suivre ses déplacements, de mieux comprendre son écologie et d’évaluer l’efficacité des soins prodigués en centre spécialisé.

Cette opération constitue une première pour cette espèce.

 

Déplacements de l’aigle depuis son relâcher

Dernières nouvelles : début aout, les restes de l’Aigle orné et son émetteur ont été retrouvés au CSG. Celui-ci est mort de cause inconnue autour du 10 juillet. Malgré cette triste nouvelle, ce suivi aura fourni plus de 600 données GPS pendant 6 mois, ce qui n’avait encore jamais été fait ! Les premières données montrent que l’oiseau, bien qu’évoluant à proximité de savanes, ne sortait quasiment pas de la forêt, même s’il s’agissait de petits patchs au milieu de savanes. Des analyses de ses déplacements seront effectuées afin de valoriser ces données d’une valeur inestimable.