Le 2 février 2026, un Aigle orné (Spizaetus ornatus) a été relâché dans la zone de loisirs du Centre spatial guyanais (CSG), après plusieurs mois de soins et de rééducation. Un moment fort pour la protection de la biodiversité guyanaise, marqué par une première scientifique pour cette espèce rare et menacée.
Retrouvé blessé sur le site du CSG en octobre 2025 par la Brigade des sapeurs-pompiers de Paris, l’Aigle orné a rapidement été pris en charge grâce au dispositif de protection de la faune sauvage en place au CSG. Formés aux risques animaliers en partenariat avec le Zoo de Guyane, les sapeurs-pompiers ont fait appel au centre de soins KA’ACIQUE, dans le cadre de la convention CNES/Zoo de Guyane/centre de soins.
Le rapace a ensuite été accueilli par le centre KA’ACIQUE de Macouria, où il a bénéficié de plusieurs semaines de soins et de rééducation au vol. Apte à retrouver son milieu naturel, l’Aigle orné a été relâché le 2 février dernier à proximité du lieu de sa découverte.
Espèce forestière peu commune, rare sur le littoral guyanais et classée « quasi menacée » sur la liste rouge mondiale, l’Aigle orné reste encore mal connu. À l’occasion de ce relâcher exceptionnel, le GEPOG a équipé l’oiseau d’une balise solaire ARGOS/GPS.
Ce dispositif, financé par le CNES, permettra de suivre ses déplacements, de mieux comprendre son écologie et d’évaluer l’efficacité des soins prodigués en centre spécialisé.
Cette opération constitue une première pour cette espèce.
Suivez avec nous les mouvements de cette espèce emblématique !


Les cartes seront mises à jour au début de chaque mois – dernière MAJ le 08/04/2026
La Réserve Naturelle Nationale des Nouragues a un passif minier aurifère historique depuis 1854 et est depuis confrontée à la problématique de l’orpaillage illégal et des activités légales en bordure de la Réserve.
La Réserve a développé depuis 2020 un Observatoire de la Résilience aux Impacts de l’Orpaillage aux Nouragues. Cet observatoire a plusieurs objectifs :
Endémique du plateau des Guyanes, la répartition du Coq-de-roche est liée à la présence de grottes ou de chaos rocheux nécessaires à sa reproduction. De ce fait, sa répartition est discontinue sur le territoire guyanais. La rareté de l’espèce et les menaces qui pèsent sur ses sites de nidification ont conduit l‘UICN à classer l’espèce « Vulnérable » en Guyane. Il est par ailleurs intégralement protégé avec son habitat depuis 2015.
Depuis 2008, le GEPOG mène des actions d’amélioration des connaissances dans le but de protéger cette espèce. Différents projets dont un projet européen coordonné par la LPO, le LIFE+ Cap DOM, ont été mis en œuvre avec différents objectifs :
Le Héron agami ou Onoré agami (Agamia agami) n’est pas seulement l’un des plus beaux hérons du monde, c’est aussi l’un des plus mystérieux. Malgré une vaste répartition dans tout le bassin amazonien et jusqu’en Amérique centrale, sa biologie est très mal connue. Ainsi, seulement une dizaine de colonies de reproduction ont été découvertes à ce jour. L’une d’elles se trouve en Guyane, dans les marais de Kaw, au sein de la réserve naturelle de Kaw-Roura.
Avec plus de 1 600 couples dénombrés en 2018, elle est l’une des deux colonies les plus importantes au monde. Cette situation confère à la Guyane une responsabilité particulière pour la conservation de ce héron. La colonie est suivie annuellement par le GEPOG et par la réserve naturelle de Kaw-Roura, avec un comptage individuel de chaque nid. Cependant, les difficultés d’accès (elle ne peut être atteinte qu’en hélicoptère, dans des conditions périlleuses) rendent difficile ce suivi. Le comptage lui-même est compliqué par l’étalement de la reproduction des couples, par le milieu et par la présence d’une importante population de caïmans noirs… Cette colonie dont la localisation précise est un secret précieusement gardé, pour des raisons évidentes de sécurité, est en effet un site unique, d’une richesse exceptionnelle.
Dans le cadre du projet LIFE CAP DOM (2010-2015), le GEPOG a placé des balises Argos sur huit individus pour les suivre à distance. Ce suivi satellite a permis de déterminer ses zones d’alimentation et ses zones de dispersion après la nidification. Également, grâce aux données collectées, le premier plan international de conservation du Héron agami a été rédigé, avec les pays voisins.
En 2023, dans le cadre d’un nouveau projet financé par l’OFB et l’Office de l’eau, 12 Hérons agamis ont été capturés, bagués et équipés d’une balise Argos/GPS afin d’étudier plus précisément leur domaine vital pendant la reproduction et leurs déplacements après celle-ci. Plusieurs d’entre eux ont pu être ainsi suivis pendant plusieurs mois voire jusqu’à un an après leur capture. Les résultats sont en cours de publication. Ils viennent compléter et renforcer ceux obtenus lors de la première étude menée par le GEPOG en 2012-2013, qui avait apporté des informations inédites sur les déplacements des Hérons agamis (Stier et al. 2017).
La reproduction d’un couple de Harpie féroces (Harpia harpyja) a pu être observée de 2014 à 2022, sur la commune de Matoury. Situé dans un environnement partiellement anthropisé, le nid offrait des conditions d’observations idéales depuis une colline voisine facile d’accès, à une distance de 300 m. Il a ainsi pu être observé à distance par plusieurs centaines de personnes venues admirer ces oiseaux impressionnants et emblématiques sans les déranger. Le GEPOG a profité de ces circonstances exceptionnelles pour effectuer un suivi de la reproduction grâce à des caméras et pièges photographiques installés devant le nid ainsi que par l’observation directe, complétée par l’analyse des données collectées sur Faune-Guyane.


La jeune Harpie sur son nid, 04/01/2015 © F. Royer (à gauche) et 03/09/2022 © S. Horellou (à droite)
La Harpie féroce est l’un des oiseaux qui se reproduisent le plus lentement. Quand tout se passe bien, un cycle de reproduction, depuis les parades nuptiales jusqu’au départ du jeune, s’étale sur trois ans, à raison d’un seul jeune par nichée.
Le couple suivi n’a ainsi réussi à élever que 3 jeunes en 10 ans, pour 5 tentatives. Par deux fois, le mâle du couple a été tué, entraînant la première fois (en 2016) l’abandon des œufs par la femelle qui est ensuite restée célibataire deux ans, et la seconde fois (en 2022) l’abandon définitif du site après que la femelle ait réussi à élever seule son jeune. Ces observations illustrent l’extrême fragilité de l’espèce et l’impact de la perte d’un seul oiseau reproducteur pour la population.


Le couple de Harpies au nid, avril 2019 © GEPOG
En 2019, un piège photo acheté grâce à la générosité de sympathisants du GEPOG a été installé devant le nid, apportant des visions inédites de l’intimité du couple. Les chroniques qui suivent détaillent la vie de ce couple pendant un an.
Trois autres caméras installées devant le nid ont subi divers avatars techniques, mais quelques vidéos intéressantes ont pu être obtenues en 2015.

Le 2 février 2026, un Aigle orné (Spizaetus ornatus) a été relâché dans la zone de loisirs du Centre spatial guyanais (CSG), après plusieurs mois de soins et de rééducation. Un moment fort pour la protection de la biodiversité guyanaise, marqué par une première scientifique pour cette espèce rare et menacée.
Retrouvé blessé sur le site du CSG en octobre 2025 par la Brigade des sapeurs-pompiers de Paris, l’Aigle orné a rapidement été pris en charge grâce au dispositif de protection de la faune sauvage en place au CSG. Formés aux risques animaliers en partenariat avec le Zoo de Guyane, les sapeurs-pompiers ont fait appel au centre de soins KA’ACIQUE, dans le cadre de la convention CNES/Zoo de Guyane/centre de soins.
Le rapace a ensuite été accueilli par le centre KA’ACIQUE de Macouria, où il a bénéficié de plusieurs semaines de soins et de rééducation au vol. Apte à retrouver son milieu naturel, l’Aigle orné a été relâché le 2 février dernier à proximité du lieu de sa découverte.
Espèce forestière peu commune, rare sur le littoral guyanais et classée « quasi menacée » sur la liste rouge mondiale, l’Aigle orné reste encore mal connu. À l’occasion de ce relâcher exceptionnel, le GEPOG a équipé l’oiseau d’une balise solaire ARGOS/GPS.
Ce dispositif, financé par le CNES, permettra de suivre ses déplacements, de mieux comprendre son écologie et d’évaluer l’efficacité des soins prodigués en centre spécialisé.
Cette opération constitue une première pour cette espèce.
Suivez avec nous les mouvements de cette espèce emblématique !


Les cartes seront mises à jour au début de chaque mois – dernière MAJ le 08/04/2026
La Réserve Naturelle Nationale des Nouragues a un passif minier aurifère historique depuis 1854 et est depuis confrontée à la problématique de l’orpaillage illégal et des activités légales en bordure de la Réserve.
La Réserve a développé depuis 2020 un Observatoire de la Résilience aux Impacts de l’Orpaillage aux Nouragues. Cet observatoire a plusieurs objectifs :
Endémique du plateau des Guyanes, la répartition du Coq-de-roche est liée à la présence de grottes ou de chaos rocheux nécessaires à sa reproduction. De ce fait, sa répartition est discontinue sur le territoire guyanais. La rareté de l’espèce et les menaces qui pèsent sur ses sites de nidification ont conduit l‘UICN à classer l’espèce « Vulnérable » en Guyane. Il est par ailleurs intégralement protégé avec son habitat depuis 2015.
Depuis 2008, le GEPOG mène des actions d’amélioration des connaissances dans le but de protéger cette espèce. Différents projets dont un projet européen coordonné par la LPO, le LIFE+ Cap DOM, ont été mis en œuvre avec différents objectifs :
Le Héron agami ou Onoré agami (Agamia agami) n’est pas seulement l’un des plus beaux hérons du monde, c’est aussi l’un des plus mystérieux. Malgré une vaste répartition dans tout le bassin amazonien et jusqu’en Amérique centrale, sa biologie est très mal connue. Ainsi, seulement une dizaine de colonies de reproduction ont été découvertes à ce jour. L’une d’elles se trouve en Guyane, dans les marais de Kaw, au sein de la réserve naturelle de Kaw-Roura.
Avec plus de 1 600 couples dénombrés en 2018, elle est l’une des deux colonies les plus importantes au monde. Cette situation confère à la Guyane une responsabilité particulière pour la conservation de ce héron. La colonie est suivie annuellement par le GEPOG et par la réserve naturelle de Kaw-Roura, avec un comptage individuel de chaque nid. Cependant, les difficultés d’accès (elle ne peut être atteinte qu’en hélicoptère, dans des conditions périlleuses) rendent difficile ce suivi. Le comptage lui-même est compliqué par l’étalement de la reproduction des couples, par le milieu et par la présence d’une importante population de caïmans noirs… Cette colonie dont la localisation précise est un secret précieusement gardé, pour des raisons évidentes de sécurité, est en effet un site unique, d’une richesse exceptionnelle.
Dans le cadre du projet LIFE CAP DOM (2010-2015), le GEPOG a placé des balises Argos sur huit individus pour les suivre à distance. Ce suivi satellite a permis de déterminer ses zones d’alimentation et ses zones de dispersion après la nidification. Également, grâce aux données collectées, le premier plan international de conservation du Héron agami a été rédigé, avec les pays voisins.
En 2023, dans le cadre d’un nouveau projet financé par l’OFB et l’Office de l’eau, 12 Hérons agamis ont été capturés, bagués et équipés d’une balise Argos/GPS afin d’étudier plus précisément leur domaine vital pendant la reproduction et leurs déplacements après celle-ci. Plusieurs d’entre eux ont pu être ainsi suivis pendant plusieurs mois voire jusqu’à un an après leur capture. Les résultats sont en cours de publication. Ils viennent compléter et renforcer ceux obtenus lors de la première étude menée par le GEPOG en 2012-2013, qui avait apporté des informations inédites sur les déplacements des Hérons agamis (Stier et al. 2017).
La reproduction d’un couple de Harpie féroces (Harpia harpyja) a pu être observée de 2014 à 2022, sur la commune de Matoury. Situé dans un environnement partiellement anthropisé, le nid offrait des conditions d’observations idéales depuis une colline voisine facile d’accès, à une distance de 300 m. Il a ainsi pu être observé à distance par plusieurs centaines de personnes venues admirer ces oiseaux impressionnants et emblématiques sans les déranger. Le GEPOG a profité de ces circonstances exceptionnelles pour effectuer un suivi de la reproduction grâce à des caméras et pièges photographiques installés devant le nid ainsi que par l’observation directe, complétée par l’analyse des données collectées sur Faune-Guyane.


La jeune Harpie sur son nid, 04/01/2015 © F. Royer (à gauche) et 03/09/2022 © S. Horellou (à droite)
La Harpie féroce est l’un des oiseaux qui se reproduisent le plus lentement. Quand tout se passe bien, un cycle de reproduction, depuis les parades nuptiales jusqu’au départ du jeune, s’étale sur trois ans, à raison d’un seul jeune par nichée.
Le couple suivi n’a ainsi réussi à élever que 3 jeunes en 10 ans, pour 5 tentatives. Par deux fois, le mâle du couple a été tué, entraînant la première fois (en 2016) l’abandon des œufs par la femelle qui est ensuite restée célibataire deux ans, et la seconde fois (en 2022) l’abandon définitif du site après que la femelle ait réussi à élever seule son jeune. Ces observations illustrent l’extrême fragilité de l’espèce et l’impact de la perte d’un seul oiseau reproducteur pour la population.


Le couple de Harpies au nid, avril 2019 © GEPOG
En 2019, un piège photo acheté grâce à la générosité de sympathisants du GEPOG a été installé devant le nid, apportant des visions inédites de l’intimité du couple. Les chroniques qui suivent détaillent la vie de ce couple pendant un an.
Trois autres caméras installées devant le nid ont subi divers avatars techniques, mais quelques vidéos intéressantes ont pu être obtenues en 2015.
