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- 19 avril 2000, 13h30. Un volume estimé à 300 000 m³ de terre se détache de la colline de Cabassou (commune de Rémire-Montjoly) pour s'écrouler sur la RN 3 et finir sa course sur la Cilama, usine de fabrication de produits laitiers. Cette catastrophe fait 10 morts. En novembre 2007, la 11e Chambre correctionnelle d'appel de Paris confirme le non-lieu.
- 25 octobre 2000. Une convention sur la délimitation de la frontière maritime entre la Guyane et le Surinam est négociée mais demeure dans l'attente de son approbation définitive par les institutions surinamiennes.
- 14 décembre 2000. La députée de Guyane Christiane Taubira-Delannon, missionnée par le Premier Ministre Lionel Jospin, rend son rapport sur l'orpaillage. Après avoir présenté plusieurs propositions, la députée termine la conclusion de son travail par ce dernier paragraphe : « Mais ces aménagements, aussi essentiels soient-ils, ne peuvent se concevoir que si les désordres sociaux et les dommages de l’activité sur la santé publique, les repères de moralité, les modes de vie, l’environnement sont supprimés, réduits ou maîtrisés. »
- 26 mars 2001. Création du Parc naturel régional de Guyane. Il a la particularité d'être bipolaire ; il couvre 224 700 ha sur les communes de Mana et Awala-Yalimapo, à l'ouest du département, et Roura à l'est.
- 21 mai 2001. La loi n°2001-434 (dite « loi Taubira ») reconnaît que la traite et l'esclavage constituent un crime contre l'humanité.
- Juin 2002. Dans le cadre du développement des recherches sur l'Amazonie, le CNRS ouvre un bureau à Cayenne.
- 2003. Dans son documentaire intitulé La loi de la jungle. Chronique d’une zone de non-droit : la Guyane française, Philippe Lafaix donne la parole à des orpailleurs brésiliens victimes de torture sur les sites d'orpaillage. Après avoir été relaxé en novembre 2006, un de leurs tortionnaires est condamné, par contumace, à la réclusion criminelle à perpétuité en novembre 2007.
- 2003. Les 37 opérations Anaconda de l'année ont permis la saisie de 8,693 kg d'or et 63,250 kg de mercure ; 871 carbets ont été démontés ; plus de 10 tonnes de matériel (moteurs, véhicules, groupes électrogènes), carburant et nourriture ont été saisis ou détruits ; 1 211 étrangers en situation irrégulière (ESI) ont été interpellés. La production aurifère déclarée pour la période 1857-2003 s'élève à 208 tonnes.
- Mai 2003. Un rapport du Comité français de l'UICN rappelle l'incomparable biodiversité de la Guyane : 97 espèces de mollusques continentaux, 108 d'amphibiens, 158 de reptiles terrestres, 183 de mammifères terrestres, 480 de poissons d'eau douce, 718 d'oiseaux et 5 350 espèces de plantes vasculaires.
- Juin 2003. Le livre du GEPOG, Portraits d'oiseaux guyanais, paru en mars, est présenté au salon du livre de Paris ; il s'agit du premier ouvrage grand public en français sur les oiseaux de Guyane et d'Amazonie.
- 2004. La France est admise comme membre observateur, à travers la Guyane, à l'Organisation du traité de coopération amazonien (OTCA). La Guyane française est enfin reconnue par ses voisins comme un territoire amazonien et sud-américain.
- 2005. La Guyane compte 4 415 cas de paludisme contre 3 281 l'année précédente, dont 90 % dans l'intérieur du département. La malaria tue 5 personnes par an en Guyane mais plus d'un million dans le monde et menace 40 % de la population mondiale.
- 2005. Pour la première fois, l'Observatoire national de la délinquance publie les statistiques concernant les DOM. Les chiffres révèlent une Guyane particulièrement violente : taux d'homicides 10 fois plus élevé qu'en métropole, taux de violences sexuelles plus élevé qu'ailleurs, 15 % des vols sont commis avec violence (contre 5,9 % en métropole), dont 42 % avec arme...
- 28 juillet 2005. Une loi forestière spécifique à la Guyane est promulguée. Ce « Régime forestier » déclare dans son article 1 : « L'utilisation des forêts, notamment par les communautés d'habitants qui en tirent traditionnellement leurs moyens de subsistance, s'exerce conformément aux principes de gestion durable ».
- 12 - 13 décembre 2005. Dans la nuit, un incendie criminel détruit le carbet d'accueil de la Réserve Trésor.
- 31 décembre 2005. Sur les quelque 195 000 habitants que compte la Guyane, 40 624 sont des étrangers en situation régulière (dont 12 449 Haïtiens, 11 707 Surinamais, 8 615 Brésiliens et 2 945 Guyaniens). On estime la population en situation irrégulière à 40 000 personnes ; 5 942 ont été reconduites à la frontière.
- 1er janvier 2006. L'utilisation du mercure est désormais interdite sur les sites d'orpaillage.
- 21 - 22 janvier 2006. France-Guyane nous apprend qu'après un an de travaux, l'Observatoire de la non-scolarisation estime que 3 383 enfants âgés de 3 à 11 ans ne sont inscrits dans aucune école (selon le site du Rectorat, 37 501 élèves sont scolarisés cette année-là dans le 1er degré).
- 18 mai 2006. Domingo Ribamar da Silva et Andoe Saki (plus connus sous le nom de Domingo et Capi), deux salariés du camp écotouristique de l'Arataï, sont abattus à bout portant à coups de chevrotine par deux orpailleurs clandestins. Le premier laisse une veuve et deux enfants en bas âge, le second était à quelques mois de la retraite. Avec Philippe Gros (abattu à Régina, le 19 novembre 2005, d'un coup de fusil derrière la tête), l'adjudant Alain Claverie (noyé dans la Mana, le 7 janvier 2006, au cours d'une intervention) et le gendarme Frédéric Françoise, arrivé depuis 6 semaines pour lutter contre l'orpaillage clandestin (tué dans un accident de la route, le 18 mars, en poursuivant une voiture qui avait forcé un barrage près de Bélizon), ce sont 5 morts en 6 mois causées directement par l'orpaillage clandestin, mais on estime à 40 le nombre annuel d'homicides dans ce monde en marge.
- 20 - 26 mai 2006. L'hebdomadaire La Semaine guyanaise révèle que sur les 18 décharges de Guyane, seules deux, malgré leurs manquements, sont légales (celles de Camopi et des Maringouins, à Cayenne).
- 8 juin 2006, 13h29. Une secousse sismique d'une magnitude de 5,2 est ressentie sur tout le territoire. Son épicentre est situé en mer, vers l'embouchure de l'Approuague. Sous le poids considérable des limons charriés par l'Amazone (1 100 à 1 300 millions de tonnes de sédiments arrivent chaque année aux bouches du fleuve), un morceau de la plaque continentale s'est plié puis effondré.
- 29 juin 2006. Un protocole signé entre le préfet et le commandant supérieur des forces armées en Guyane permet d'associer plus étroitement les FAG aux opérations Anaconda (créées en juin 2002).
- 6 septembre 2006. Création de la Réserve naturelle du mont Grand Matoury (2 123 ha), dernier reliquat de forêt primaire dans l'agglomération de Cayenne.
- 30 janvier 2007. Le consortium d'exploration offshore Hardman, Tullow, Gaz de France et Northern Petroleum présente à la Chambre de commerce son projet au large de la Guyane : « il y a 15 % de chances de trouver du pétrole ».
- 27 février 2007. Après quinze années de gestation et deux avortements, le décret n° 2007-266 donne naissance au Parc amazonien de Guyane. Sa superficie est de 3 390 000 hectares, dont 2 030 000 ha pour le cœur. Il concerne cinq communes où résident plus 7 000 personnes aux intérêts parfois divergents.
- Mai 2007. Une opération Anaconda sur la Litani détruit une plateforme illégale d'orpaillage située dans le Parc amazonien de Guyane. Le président de l'Organisation des peuples indigènes du Surinam (OIS) considère qu'il s'agit d'une intrusion des forces armées françaises en territoire surinamais et interpelle l'ambassadeur de France au Surinam ainsi que le président de la République Ronald Venetiaan.
- Juillet 2007. La métropole célèbre le bicentenaire du Cadastre, créé par Napoléon. En Guyane, ce service de la préfecture est créé en 1977 ; trente ans plus tard, sur 85 000 km², seuls 5 900 sont cadastrés.
- Septembre 2007. Le journaliste Axel May fait paraître chez Calmann-Lévy un ouvrage au titre on ne peut plus explicite : Guyane française, l'or de la honte.
- 11 septembre 2007. Le directeur de cabinet du préfet déclare au quotidien régional : « La Guyane est particulièrement touchée par les dérives sectaires. » Un rapport de la Mission interministérielle de lutte contre les sectes soulignait déjà en février 2000 que « les sectes implantées en Guyane paraissent être à la fois plus nombreuses et patrimonialement mieux dotées et probablement plus discrètement ingérentes qu'ailleurs. » Ce même rapport estimait en outre le taux d'adhésion entre 20 et 25 % de la population. On compte enfin une quinzaine de sectes actives dans le département.
- 23 octobre 2007. Le maïpouri (Tapirus terrestris), le hocco (Crax alector), le marail (Penelope marail) et l'agami (Psophia crepitans), 4 espèces très sensibles à la chasse, sont désormais interdits à la vente.
- 13 novembre 2007. Les derniers animaux de L'Arche de Noé, minuscule zoo insalubre de Saint-Jean, sont transférés chez des particuliers ou au zoo de Macouria, en voie de restructuration.
- 28 novembre 2007. A Saint-Laurent, 150 personnes répondent à l'appel de l'association wayana Kupun Komhe Heïteï et manifestent pour dénoncer les ravages de l'orpaillage clandestin.
- 1er décembre 2007. A l'occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida, France-Guyane révèle des chiffres alarmants qui font de la Guyane le département le plus touché par le VIH-sida. En 2006, plus 1 100 personnes sont séropositives et une soixantaine de nouveaux cas est diagnostiquée chaque année...
- 20 décembre 2007. La préfecture désigne le GEPOG et l'ONCFS cogestionnaires de la Réserve naturelle de l'île du Grand Connétable.
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